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Le Piratage de CD et de Logiciels Il n'est pas question ici de justifier la contrefaçon, mais de replacer un peu les choses à leur place.
Les maisons de disque (surtout les plus grosses) pleurent, à longueur
de reportages TV complaisants,
la chute de leurs bénéfices. On nous montre un méchant
pirate au visage flouté qui télécharge sans
vergogne le dernier album de Céline Dion
(invariablement), puis qui le grave sur un CD.
Suivent les interviews d'un vendeur de la FNAC (l'enseigne
est floutée mais pas l'uniforme du vendeur,
pour rester reconnaissable), et celle d'un quelconque directeur commercial chez
Vivendi-Universal ou
Sony-Music, qui nous annonce sa faillite prochaine si la police n'enferme pas tous
les pirates sur le champ...
Le méchant pirate flouté ayant justifié sa pratique par le prix
trop élevé des CD, le directeur commercial
nous explique que ce prix est déjà tiré au plus bas.
Voyons ce qu'il en est...
A qui profite le crime?
17%, c'est une marge plutôt confortable pour un secteur qui se dit au bord de la faillite ! Mais ce n'est pas la seule piste à explorer : Ce qu'ils nomment Promotion comprend la publicité, mais aussi le coût de fabrication de pseudo-artistes lors d'émissions télévisées dans la série Popstars ou Star Academy. Ces émissions coûtent cher aux chaînes de TV et sont financées par les sponsors, qui sont essentiellement les maisons de disque qui signeront les gagnants. S'ajoute à cela le coût de matraquage radio/TV de ces "artistes", les cadeaux aux animateurs/programmateurs, afin d'en faire des incontournables et persuader le public qu'il aime ça et qu'il doit acheter le disque. (Et ça marche !...) En bref, les éditeurs vendent leurs disques très cher pour pouvoir financer des coups commerciaux qui rapportent beaucoup d'argent, puis pleurent qu'ils ne peuvent pas baisser le prix des disques. Et que feraient-ils s'ils gagnaient encore plus d'argent ? Ils produiraient encore plus de Popstars et Star Academy ! Sauf qu'ils ne gagneraient pas beaucoup plus d'argent sans les pirates. Ceux qui téléchargent n'achèteraient pas le disque pour autant s'ils ne pouvaient pas le télécharger. 15 ou 20 euros, c'est beaucoup trop cher pour une dizaine de chansons qu'on n'est pas sûr d'aimer... Avec un prix inférieur au seuil des 10 euros, la plupart des pirates préfèreraient avoir un vrai CD avec jaquette, plutôt que s'embêter à télécharger, graver et imprimer. De plus, les CD audio sont de moins en moins lisibles pour cause de protections anti-copie (qui augmentent le coût de fabrication du disque). On ne peut plus en avoir un exemplaire dans la voiture et un autre dans le salon, alors que la loi le permet au titre de la copie privée. L'article L.122-5 du code de la propriété intellectuelle est clair : "l'auteur ne peut interdire [...] les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective". Ces protections anti-copie sont donc totalement illégales ! Les éditeurs nous traitent comme des escrocs et des pirates en puissance, sans la moindre considération pour ceux qui jouent le jeu ni même pour la loi, qu'ils ne s'étonnent pas si de moins en moins d'entre nous ont envie de leur donner de l'argent... La mauvaise foi est encore plus flagrante en ce qui concerne le RAP : ce style musical s'adresse essentiellement à des adolescents, qui consomment de la musique presque exclusivement sous forme numérique, sur leur téléphone ou lecteur MP3, et n'achètent pas de CD. Les protections anti-copie, justement, les empêchent de transférer les titres vers leurs lecteurs, et les baladeurs CD n'existent plus. Ils sont bien obligés de télécharger... C'est aux maisons de disque de s'adapter à leurs clients en leur proposant des produits qui leur correspondent, pas l'inverse.
Le piratage a énormément profité aux fabricants de graveurs, de CD-R et de lecteurs MP3
(Sony, Phillips, etc.), aux vendeurs de matériel
informatique et CD vierges (Virgin, FNAC dont le chiffre d'affaire
micro est supérieur au chiffre d'affaire disques et vidéo), aux fournisseurs
d'accès ADSL (AOL-France, filiale de
Vivendi-Universal par exemple,
qui met en avant la possibilité de télécharger de la musique comme
argument de vente dans sa pub TV !)... Damned !... Mais c'est les mêmes !... On nous aurait menti ?... La voilà la vaste escroquerie : ces majors gagnent de plus en plus d'argent grâce à ces nouveaux marchés, certaines ont même dépassé ce qu'elles gagnaient avant le piratage, tout en continuant de pleurer leur marge perdue pour cause de copies pirates ! Quelle solution ?
Celle du téléchargement payant à un prix raisonnable,
dans un format compatible avec les lecteurs MP3 et autres nouvelles façons d'écouter de la musique. ET BIEN ÇA Y EST ! Amazon.fr propose enfin le téléchargement LEGAL de MP3. Oui oui, des MP3, sans DRM, utilisables sur tous les supports et tous les systèmes d'exploitation, avec des albums à partir de 2.99 € ! Cliquez ici pour tester. Oubliez tous les autres sites, qui ne proposent que des titres au format WMA bridé, voire des sites inaccessibles aux machines non Windows. Le format WMA bridé est une nouvelle astuce pour limiter encore un peu plus vos libertés : il nécessite Windows Media Player (donc Windows obligatoire) pour écouter, mais aussi graver les titres sur CD et les transférer vers un lecteur MP3. De plus il est impossible de transférer un titre vers un autre ordinateur, de le transférer plus de 5 fois vers son lecteur MP3 (finies les listes de lectures qu'on transfère, qu'on enlève, qu'on remet...), ou de le graver plus de 7 fois sur CD. Au delà, vous devrez le RACHETER à nouveau, alors que vous l'avez déjà payé une première fois ! Et les logiciels dans tout ça?
Tout ce qui a été dit plus haut s'applique aussi aux éditeurs
de logiciels informatiques (utilitaires et jeux),
avec une escroquerie intellectuelle supplémentaire : Le prix
des logiciels a été fixé à une époque
où le
marché de l'informatique était très réduit.
Petit marché, donc prix de vente élevé, c'est logique.
Aujourd'hui le marché de l'informatique est gigantesque, mais les
prix sont restés aussi élevés,
poussant beaucoup d'honnêtes gens au piratage. Piratage qui va bien
entendu couler tous les éditeurs, on le sait bien...
Heureusement, il y a un monde merveilleux où tous les logiciels sont gratuits et librement copiables : Ce monde merveilleux c'est celui de GNU/Linux. Cliquer ici pour voir ma page sur les réseaux & Linux
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